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Signature de Roland HalbertExplication du sceau de l'artiste

Livre d'or

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30/12/2025 10:29:05
« Cantique de Caravage ». Je commence par la fin : mes heures passées en compagnie du « Cantique » et de celles du Caravage m'ont amené sur le splendide portrait de dernière page qui nous regarde avec - à mon sens - une bienveillance légèrement teintée d'ironie dans le pli des lèvres, il nous dit peut-être « Alors ! vous êtes enfin arrivés au bout, cher lecteur bénévole » comme tu dis... Pasolini l'aurait apprécié sans doute, ce visage. Ainsi qu'Ohana qui fait revivre une prostituée dans ses pièces chantées comme Cara dans ses toiles ; sa suite pour guitare « Si le jour paraît… » que j'ai réécoutée, ce matin, exprime peut-être aussi la violence qui habitait le peintre, ce bagarreur... Je l’entends comme un massacre musical de glissando brusques et coups portés sur les cordes. Son « Tiento », entendu en ta compagnie à Nantes et joué par Alberto Ponce, m'avait, lui aussi, mis dans un drôle d'état. Ces deux artistes me semblent, en tous cas, très proches par l'Esprit et l'Art. Mais revenons à Caravage. J'en sors (de ce livre) avec aussi la sensation d'une vraie balade dans les rues de Rome et les innombrables églises que je n'ai pas vues, mais qu'on visite quand même avec toi sur les traces du peintre ; je ne suis jamais allé à Rome et j'en rêve… La conversation finale avec le graffeur me fait penser aux conciliabules inventés pour une part (qu'on ignore) que Malraux entretenait avec des hommes célèbres : de Gaulle, Mao etc. Le livre semble faire la même chose, je me trompe ? Ça ne me dérange pas, car c'est intéressant ! Il est des vers ou haïkus que j'ai envie d'apprendre par cœur comme autrefois, mais il y en a trop et ce livre est un vaste récit attaché aux reproductions visitées avec une précision d'entomologiste. A ce propos, oui ! les images sont belles et ont dû coûter la peau des fesses… Graulhet faisait partie de mes tournées d'accordage dans le Tarn. Pourquoi mettre « janvier » à la fin ? Peut-être pour relancer tout le livre sur une résurrection et un grand Espoir de point d'orgue ; tu te rappelles : « J’efface tout, je recommence ! » Ce Cantique est une vaste ruche de laquelle les abeilles-mots s'envolent pour butiner les images, en tirer tout le suc et retourner travailler dans la ruche pour faire la cire et le miel de la poésie. Tu seras d'accord là-dessus ! J'aime cette industrie, aussi ai-je pris mon temps pour ne lire qu'un ou deux mois à la fois, et je les relirai d'ici peu pour mieux pénétrer dans les vers qui m'échappent encore - comme les abeilles ! J’ai une prédilection pour la Madeleine de « septembre », parce que j'ai une cousine germaine fort belle dont j'étais amoureux à 18 ans et que j'enlevais à ses parents pour aller voir les fresques romanes de la vallée du Loir en 2CV. Ainsi celles de Troo, Saint Jacques-des-Guérets (ses verts d'amande douce) et Poncé-sur-le Loir (repeintes, hélas). Va voir le film « Le Chant des forêts » de Vincent Munier, tu sentiras cette respiration de la Nature comme nulle part ailleurs au cinéma ; je la retrouve dans ton livre, tel un chant grégorien qui flirterait avec des bribes de polyphonie en « a parte », toutes délicates… Ton livre mériterait une analyse plus fine, ainsi que tu sais le faire pour mes écrits, mais peut-on commenter la poésie ? On la chante n'est-ce pas ! Il faudrait le mettre en scène sur les planches avec projections sur écran. Allez, je ne t'imposerai pas plus mes élucubrations... On en parlera de vive voix. « Vive », c'est mieux. Finissons cette année avec l'espoir d'une vie restante dans la Joie et la Musique. Bye ! Dom.
Dominique Prat
 
11/12/2025 12:11:32
« Le Parloir aux oiseaux » Putain ! Quel bouquin ! Tu as vraiment mis le paquet ! Et cela reste léger comme une cavatine de fleurs vives ; celles qui se rapprochent de ton texte : les grappes violettes du Buddleia et ses papillons (qui pousse dans les friches), le modeste trèfle incarnat et ses abeilles, la carotte sauvage et son ombelle blanche de mariée... et tant d'autres qu'on trouve sur les bas-côtés ! On a envie de lâcher des lapins au milieu des mots... Un sous-titre de ce livre aurait pu être « les jardin des simples de saint François », tant les mots y sont en rangées, en plates-bandes de vers ou de haïkus. Tu couvres François de toutes les joailleries d'esprit offertes par ton invraisemblable virtuosité. Je me rappelle de ce livre que je t'avais donné, quand François était déjà sur tes lèvres : « le Pauvre d'Assise »  de Kazantzaki, autre virtuose de la langue, l'as-tu toujours ? J'ai compris, grâce à ton poème, que mes exercices rapides de doigts au piano sonnent en fait comme des chants d'oiseaux, à l'imitation de certains que tu as transcrits (ou imaginés) ; quelle excellente leçon d'ornithologie ! Cette partie importante du livre est peut-être le gâteau sur la cerise, je trouve... à partager avec un enfant qui s'y amuserait comme un fou. Tiou-tiou ! Quel boulot ! Je me rappelle de Ianka, petite, qui emmenait un livre à elle pour le lire dans la prairie au cheval Charly et à l'âne Tommy qui l'écoutaient, immobiles ; je pense également à la très vieille Jeanne qui me disait : « Les animaux, écoute-les et parle-leur, ils aiment ça ! » Ces deux personnes appliquaient le Cantique de François sans le savoir. Je ne pensais pas que tes mots avaient le pouvoir à ce point de rhabiller François toujours en haillons, comme on met une couverture sur les épaules d'un pauvre hère pour le réchauffer. Drôle de coïncidence ! Histoire vraie : avant hier, un jeune garçon fou, évadé d'un centre pour jeunes, a fait 6 kilomètres à pied, le long du fleuve, nu, sans chaussures, pour échouer, épuisé, dans mon village, à la porte d'une maison qui, effrayée, n'a su que le couvrir d'un drap avant d'appeler les pompiers. J'ai retrouvé l'empreinte de ses pas dans la boue d'un chemin. Son pied nu était petit et fin comme celui d'une jeune fille. Comme disait ton père Jean Halbert: «  Mais où va-t-il chercher tout ça ! » Je me pose la même question, tant je suis ébahi de cette opulence poétique ; j'ai un brin de réponse : dans ton enfance des haies et chemins des Mauges, ton territoire conquis ; j'en ai arpenté avec toi quelques-uns. Romaine nous accompagnait parfois... Elle était riche, elle aussi ! J'ai une tripotée d'oiseaux pour venir manger mes graines de tournesol. Quel ballet ! Un pinson, hier, a pris ma fenêtre pour une sortie, il a bien failli se casser le cou sur la vitre. J'ai pu le caresser dans ma main et lui parler doucement tant qu'il était encore k.o. Un cadeau du ciel ou du poème ! J'ai dit à Django, mon chien : « Tu es mon égal, mon frère ; ton regard est profond et ton écoute attentive ; je te rends hommage pour ta jeunesse (3 ans) que tu me prêtes à nouveau ! » Ce poème est exactement pareil : il me réveille et m'enrichit. Merci ! Bien à toi,
Dominique Prat, accordeur, pianiste et dessinateur
 
27/11/2025 12:09:59
Bonjour, monsieur Halbert ! J’ai trié mes « archives » récentes. OUI, j’ai reçu votre livre sur les papillons, que j’ai reparcouru. Une réussite ! En toute sympathie d’auteur,
Pierre Coran, poète
 
12/09/2025 09:41:38
Bonjour, Je m'appelle Gülkan, j'ai 17ans et je suis élève au lycée d’Amboise à Albi. Je suis l'ami de Daniel Honigsblum. Ayant assisté à votre magnifique présentation de votre œuvre "La passion papillonne", j'ai été impressionnée par le travail fourni, non seulement pour l'organisation de cette représentation mais aussi pour la pertinence stylistique que porte votre œuvre. En effet, à travers ce livre, l'idée d'une liberté totale est mise en lumière, mais au-delà de celle-ci, la gaieté du papillon et de son voyage rend d'un œil nouveau la représentation que l'on peut se faire de lui. Comme disait Goethe dans Faust: “ Personne ne prend le papillon aux sérieux, et pourtant il est le symbole de l'âme délivrée, de la liberté légère et éphémère”. Par ailleurs votre œuvre parcourt le style japonais (les “Haïkus”) ce qui rend votre écrit authentique et fabuleux. Je serai honoré d'assister à vos prochaines présentations d'œuvres.
Gülkan Ciftci
 
12/07/2025 16:31:38
Oui, MERCI majuscule, Roland, pour ce super-cadeau que j'ai reçu, jeudi dernier, des mains d'Hubert Bricaud. Ces deux derniers jours, j'ai batifolé au gré de "La Passion papillonne", j''ai piqueté au gré de mon plaisir dans la "Volière de vocables". Le superbe commentaire d'Hubert a guidé ma lecture, et j'oserais dire en me faisant toute petite, que je le rejoins. Avec lui, je perçois que le vol zigzagant de ces lépidoptères (peut-on les insulter pareillement?) mène quelque part... Je ne dirais pas "du pollen à la cendre", mais à de l'indicible. Libre est le papillon. Mais n'attends pas de moi une analyse raisonnée qui exalterait la musique des mots. Les mots sont devenus pour moi des papillons qui s'envolent au moment où je veux les saisir. La volière doit être ouverte... En tout cas ma porte est ouverte à l'EHPAD MARIE-BERNARD où je vais faire mon entrée officielle, le 24 juillet tout proche. Mes rêves vont changer d'espace. Mais mes souvenirs m'habitent et tu y as bonne place. De reconnaissance pour le plaisir que m'a donné la lecture de ton oeuvre "poésique"... Et d'amitié.
Xav., 97 ans